Juin 062017
 
Les Ariétides diurnes, actives du 22 mai au 2 juillet, sont une des pluies de météores les plus actives en radio, donc tous les observateurs doivent avoir commencé à enregistrer un nombre croissant de « pings » en provenance de cette source ces derniers jours ! Le maximum d’activité de cette source météorique diurne est prévu demain, et le nombre
de météores devrait donc être encore plus important !
Activité radar enregistrée par le CMOR (Canadian Meteor Orbit Radar, http://meteor.uwo.ca/research/radar/cmor_intro.html) ces dernières 24 heures. Le radiant des Ariétides (ARI) est bien visible, vue l'activité actuelle de la source ! Crédit : CMOR

Activité radar enregistrée par le CMOR (Canadian Meteor Orbit Radar, http://meteor.uwo.ca/research/radar/cmor_intro.html) ces dernières 24 heures. Le radiant des Ariétides (ARI) est bien visible, vue l’activité actuelle de la source ! Crédit : CMOR

Le radiant des Ariétides est, comme son nom l’indique, localisé dans la constellation du Bélier, donc actuellement très près du Soleil. Plus précisément, il est à environ 30° à l’ouest de notre étoile, et se lève donc à peine 45 minutes avant elle. C’est pourquoi, il y a 3 ans de cela (en 2014), l’International Meteor Organization (IMO) a lancé une campagne d’observation VISUELLE de cette source, afin d’essayer de corréler l’activité radio enregistrée avec les taux d’activité qui seraient enregistré à l’œil nu si le radiant de la source était mieux placé.
Le ZHR équivalent en visuel est estimé aux environs de 30, ce qui en fait une source relativement active (plus active, même, que les Orionides, Léonides ou Lyrides). Mais comme le radiant se lève juste avant le Soleil, il reste très bas sur l’horizon, alors que le crépuscule matinal arrive. Pour participer à la campagne d’observation, il faut tout simplement essayer d’observer les Ariétides dans les matinées entourant le maximum, juste avant le lever du Soleil, et ce, même si le radiant est bien plus bas (le radiant doit normalement être à plus de 20° de hauteur au-dessus de l’horizon) que les recommandations habituelles pour faire des observations. Tout cela pour essayer d’avoir une idée de l’activité visuelle réelle de cette pluie de météores.
Bonne chance à tous ceux qui participeront à cette campagne d’observation demain et après-demain matin !
Août 032016
 

Un sursaut d’activité de la petite pluie d’étoiles filantes des gamma-Draconides de juillet a été enregistré en vidéo (via le réseau CAMS Benelux) et en radar (CMOR) vers 0h TU, le 28 juillet (donc dans la nuit du 27 au 28/07). Le sursaut a duré moins de 2 heures, et les eZHRs déduits des enregistrements vidéo seraient montés pour atteindre 30 à 40, soit plus de 10 fois l’activité habituelle de cette pluie météorique !

Credit: IMO

Credit: IMO

 

Plus d’informations (en anglais):

 

Dernière mise à jour : 05/08/2016, 11h00

Avr 212015
 

Cette année, rien d’exceptionnel n’est a priori prévu pour les Lyrides, dont le maximum d’activité est prévu le 23 avril, à 0h TU. Le ZHR* (Zenithal Hourly Rate) est généralement compris entre 15 et 25, ce qui en fait cependant une jolie petite pluie de météores à observer, surtout que la Lune est quasi-Nouvelle, et que nous n’avons pas eu grand chose à nous mettre sous la dent ces dernières semaines, si ce n’est quelques beaux bolides !
Cependant, d’après les modélisations d’Esko Lyytinen (voir le calendrier de pluies d’étoiles filantes 2015 de l’IMO) , il est possible qu’en 2016 et 2017, la Terre passe à proximité des météoroïdes libérés de la suface de la comète longue période C/1861 G1 Thatcher (à l’origine de la pluie de météores) et ayant effectué une révolution autour du Soleil. Et il est donc que les taux horaires augmentent plus ou moins ces années-là. Mais, me direz-vous, nous sommes cette année en 2015, donc en quoi cetter nouvelle peut-elle nous concerner ? Simplement parce que si les météoroïdes ayant effectué une seule révolution ne passeront pas à côté de la Terre cette année, il est possible que ceux relâchés par la comète auparavant, qui ont effectué plusieurs révolutions autour de la Terre, et pour lesquels la modélisation est bien plus incertaine, passent à proximité de notre planète. Et donc que les taux horaires soient également légèrement supérieurs à la moyenne cette année.
Le site Spaceweather (www.spaceweather.com) semble faire état de quelques Lyrides très lumineuses qui auraient déjà été observées. Cette information est à prendre avec des pincettes, car des Lyrides brillantes peuvent être observées à tout moment, et ne peuvent en rien laisser théoriser sur ce qui va se passer dans les heures et journées à venir. Mais on ne sait jamais…
Gardez donc l’oeil ouvert !

Position du radiant des Lyrides, d'après l'International Meteor Organization (www.imo.net)

Position du radiant des Lyrides, d’après l’International Meteor Organization (www.imo.net)

Comme le nom de la pluie de météores l’indique, le radiant** des Lyrides est localisé dans la constellation de la Lyre, entre cette dernière et Hercule. Il se lève vers 19 h TU, mais n’atteint une élévation utile qu’à partir de 22h TU (minuit heure locale) et n’est réellement bien placé qu’en fin de nuit, lorsqu’il culmine quasiment au zénith. Mieux vaut donc réserver quelques heures d’observations des Lyrides en deuxième moitié de nuit, lorsque plus d’une dizaine de Lyrides par heure devraient être observables. Les Lyrides sont associées à la comète longue période C/1861 G1 Thatcher et leur vitesse d’entrée atmosphérique est de 49 km/s, ce qui en font des météores relativement véloces, surtout s’ils sont observés haut dans le ciel et éloigné du radiant. Pour optimiser votre collecte de Lyrides, habillez-vous chaudement, allongez-vous dans une chaise longue en dirigeant votre regards en direction de la tête du Serpent ou de la Couronne boréale. Quelques flèches lumineuses devraient alors traverser votre champ de vision toutes les 5 à 10 minutes. Si leur trajectoire les amène à proximité du radiant, c’est que c’était une Lyrides !

Bons ciels à tous!

Glossaire :

* ZHR : nombre de météores associés à une pluie de météores donnée qu’observerait un individu dans des conditions idéales : radiant au zénith, et ciel de magnitude limite +6.5 (sans pollution lumineuse, ni couverture nuageuse, ou présence de Lune).

** radiant : zone de la voûte céleste d’où semble provenir, par effet de perspective, tous les météores issu d’une même pluie. Le nom de la pluie est généralement associée à la position du radiant dans le ciel.