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Mar 192016
 

Dans quelques jours, deux petites comètes vont passer très très près de la Terre. Quasi-jumelles (elles sont originaires du même noyau cométaires qui se serait scindé il y a quelques centaines d’années), ces deux comètes vont également être la source potentielle de météores ! Une bonne raison de guetter le ciel en cette fin de mois de mars !

252P/LINEAR, d’environ 230 m de diamètre, a été découverte le 7 avril 2000 par le projet LINEAR (Lincoln Near Earth Asteroid Research, du Massachussets Institute of Technology) et va ouvrir le bal, avec un passage à 5.3 millions de kilomètres de notre planète le 21 mars 2016 vers 12h TU. Sa petite taille et sa nature « dormante » (252P/LINEAR est une comète en phase d’extinction) n’en faisait pourtant pas un objet facile d’accès. les prévisions ne donnaient au mieux qu’une magnitude +12 à +13 lors de son survol. C’était cependant oublier la nature imprévisible des comètes : cette dernière, au cours de la dernière semaine, a ainsi vu sa luminosité augmenter considérablement. Elle est actuellement à la limite de la visibilité à l’oeil nu depuis l’hémisphère Sud (mag. ~+6) ! Elle ne sera malheureusement pas visible, puisque sa trajectoire la maintiendra dans l’hémisphère Sud tout le temps de son passage rapproché.

Mise à jour (26/03/2016) : la comète 252P/LINEAR arrive dans le ciel de l’hémisphère Nord et est désormais facilement visible le matin, avant le lever du Soleil, dans la constellation du Scorpion ! Voir l’article de Guillaume Cannat à ce sujet.

Le lendemain, vers 16h50 TU, c’est sa jumelle P/2016 BA, découverte le 22 janvier dernier (et d’abord confondue avec un astéroïde, d’où son matricule provisoire) par le projet PanSTARRS (Hawaï) qui passera encore plus près de la planète bleue, à seulement 3.5 millions de kilomètres ! Soit le troisième passage rapproché le plus proche d’une comète jamais enregistré (les précédentes étaient D/1770 L1 (Lexell) en 1770 et C/1983 (IRAS-Araki-Alcock) en 1983) ! La comète devrait elle être visible depuis l’hémisphère Nord, mais sa forte magnitude (probablement +12 à +13) devrait la tenir loin de portée des instruments des petits amateurs.

Mise à jour (26/03/2016) : la comète P/2016 BA est désormais passée à proximité de la Terre, et son noyau cométaire, de diamètre proche de 1 km, a été observée par la NASA avec le radar Goldstone, donnant cette fantastique vidéo du noyau.

Les deux comètes ayant des orbites très proches, il est fort probable qu’elles soient issues d’un même noyau cométaire, qui se serait fragmenter avant 1850, pour donner naissance à ces deux corps principaux… ainsi qu’à d’autres, plus petits, potentiellement sur leur trajectoires !

Car l’une des surprises que pourraient nous réserver ces deux comètes, c’est qu’elles pourraient être à la source de pluies de météores actives également à la fin du mois !

Ainsi, 252P/LINEAR pourrait être la source de météores les 28 et 29 mars prochain. D’après Peter Jenniskens, Jérémie Vaubaillon et Mikhail Maslov, la Terre devrait alors croiser une zone plus  ou moins denses de météoroïdes libérés par la comète lors de ses passages au périhélie au début du XXème siècle (entre 1894 et 1926). Nous ne devrions pas traverser les zones les plus denses, mais des nuages plus diffus de météoroïdes, dont la densité reste difficile à déterminer, car l’activité de la comète à l’époque est inconnue. Qui plus est, l’activité actuelle peut laisser penser que la densité de météoroïde peut être relativement faible. La position du radiant de cette potentielle pluie de météores serait localisée dans le ciel dans la constellation du Lièvre, aux coordonnées (A.D. = 05h10′ ; Déc. = -16°), avec une vitesse d’entrée atmosphérique très faible (~11 km/s). Ce qui ne facilite pas les observations pour les astronomes de l’hémisphère Nord : le radiant est dès le coucher du Soleil très bas sur l’horizon, et se couche très rapidement. Seules quelques dizaines de minutes d’observations peuvent cependant être tentées aux alentours de 20h TU, mais le nombre de météores risque toutefois d’être très faible. Mais toute information concernant cette source sera précieuse !

La pluie de météores associée à P/2016 BA sera quant à elle plus impossible à observer sous nos latitudes, puisque son radiant devrait être localisé dans la constellation de la Colombe, aux coordonnées (A.D. = 05h 05′ ; Déc. = -39°), avec des vitesse d’entrée atmosphériques proches de 14 km/s. Le maximum est prévu aux environs du 20 mars, vers 20h TU.

 

Pour en savoir plus :

La note de Jürgen Rendtel (IMO) à ce sujet (message envoyé le 25/03/2016 sur la liste de discussion IMO-News) :

« Dear fellow meteor observers,

In the IMO’s Meteor Shower Calendar for 2016, the section for
January to March includes a note (based on theoretical modelling
by Mikhail Maslov) that there might be a weak activity of faint,
very slow meteors (15.5km/s) on March 28–30 from a radiant near
mu Leporis (RA=78,De=−16). The meteoroids are from comet
252P/LINEAR and were ejected in 1915, 1921 and 1926. The ZHR
may just be 5–10 and would be visible in the evening.  The
most probable period is March 28, 11h–18hUT.
(http://feraj.narod.ru/Radiants/Predictions/252p-ids2016eng.html)

In the CBET 4268 of 2016 March 18, Peter Jenniskens and Jeremie
Vaubaillon report their calculations of this possible event.
The Earth may cross a diffuse cloud of perturbed meteoroids ejected
during 1894-1926 is calculated to be in the earth’s path on March
28.00-29.42 UT (peak March 28, 15-16UT). Dust ejected in 1921 is
predicte d to peak around March 28, 12-23UT UT, while dust from
1915 would peak March 28, 18UT. Slow meteors will radiate from
a geocentric radiant at RA=77.0, De=-16.3, velocity V_g=11.1km/s.
(http://www.cbat.eps.harvard.edu/iau/cbet/004200/CBET004268.txt/)

The radiant position in Lepus allows observations only in the
evening. Southern and tropical latitudes are located best, but
there is a short window even from mid-northern latitudes. Both
predictions hint at low rates only, so it may well be that
intervals yield a zero. Nevertheless, please report your data
via the report form http://www.imo.net/visual/report/electronic

Good luck and clear skies
Juergen Rendtel »

 

Dernière mise à jour : 28/03/2016, 10h30

Jan 022016
 

Période d’activité : 28 décembre – 12 janvier
Maximum : 4 janvier, 08h 00 TU (l = 286.18°), mais peut-être un peu plus tôt (voir ci-dessous)
ZHR = 120 (peut varier entre 60 et 200)
Radiant : A.D. = 230° ; Déc. = +49°
Dérive du radiant : voir pièce jointe
V = 41 km/s
r = 2.1 lors du maximum, mais variable

Dérive du radiant des Quadrantides, d'après l'IMO (www.imo.net).

Dérive du radiant des Quadrantides, d’après l’IMO (www.imo.net).

Le maximum des Quadrantides, prévu le 4 janvier, pourra être observé dans des conditions favorables, car le Dernier Quartier de Lune aura lieu le 2 janvier. Pour beaucoup de site d’observation de l’hémisphère Nord, le radiant de la pluie météorique (au Nord de la constellation du Bouvier) est circumpolaire. Il atteint généralement une hauteur utile vers minuit (heure locale) et les conditions d’observation s’améliorent ensuite au fur et à mesure qu’il s’élève jusqu’au crépuscule. Le pic, prévu à 8h TU, sera trop tardif pour être observé depuis les régions les plus occidentales de l’Europe, tandis que les observateurs d’Amérique du Nord seront plus favorisés. La longitude solaire du maximum (l = 283.16°) est calculée à partir de l’analyse des courbes d’activité les plus fiables issues de la base de données collectées par l’IMO depuis 1992. Elle a été confirmée par les observations radio menée à partir de 1996. La plupart du temps, le pic est très court ; il peut donc être facilement manqué à cause de quelques heures de mauvais temps, ce qui peut expliquer pourquoi les niveaux d’activité semblent fluctuer d’une année à l’autre. Les résultats des calculs à partir des modèles de Jérémie Vaubaillon donnent quant à eux un pic un peu plus tôt, entre le 3 janvier, 22h TU et le 4, 2h TU. Un horaire qui favoriserait lui les observateurs aux longitudes européennes. Le niveau de complexité est en réalité encore supérieur, car la répartition massique des particules issues de la comètes 96P/Machholz et la petite planète 2003 EH1 dans le tore de météoroïdes induit qu’un premier maxima composé de météores peu lumineux (observables en radio ou au télescope) pourrait avoir lieu jusqu’à 14 h avant le maximum principal (observable à l’œil nu et en photo/vidéo). C’est pourquoi tous les observateurs devraient rester sur le qui-vive pendant toute la période. Un autre pic semble avoir été observé en radio à plusieurs reprises ces quinze dernière années, 9 à 12 heures après le maximum principal. Une confirmation visuelle de ce maximum serait également la bienvenue. L’activité des Quadrantides est généralement faible un jour avant et après le maximum, et les observations pensées laissent à penser que le radiant est alors très diffus (ce qui peut également être lié à la faible activité), et il se contracte sensiblement pendant le pic. La photographie et la vidéo peuvent apporter des informations importantes à ce sujet. La Nouvelle Lune du 10 janvier laisse également du temps pour essayer de collecter des données à la fin de la période d’activité de la pluie météorique, qui n’a pour l’instant jamais été réellement étudiée.