Août 082016
 
Photographie, prise par Gaël Le Bas, du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU. Crédit : Gaël Le Bas

Un superbe bolide(*) coloré (la plupart des les témoins rapportent une intense couleur verte) a été observé dans la nuit du 6 au 7 août 2016, depuis les régions situées au Sud de 49° en latitude de la France (de la région parisienne à la région PACA, en passant par les Pays de Loire et la Lorraine) pendant les traditionnelles Nuits des Étoiles ! Apparu à partir de 22h 07m 47s (soit 00h 07m 47s, le 7 août 2016, en heure locale(**)) , il a illuminé le ciel pendant plus de 5 secondes avant de disparaître.

Photographie, prise par Gaël Le Bas, du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU. Crédit : Gaël Le Bas

Photographie, prise par Gaël Le Bas depuis Céron (Saône-et-Loire), du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU. Crédit : Gaël Le Bas. Infos techniques : Canon 6D, f = 24 mm, pose de 24 s.

Le bolide a été largement observé, photographié et filmé (voir images en fin de page). Certaines photographies indirectes montrent même l’intensité de la lumière dégagée par le phénomène : le sol et le ciel semblent être éclairés comme en plein jour !

Photographies du ciel (et du sol) prises par David Drevet 10 secondes avant le'apparition du bolide... et pendant le bolide ! Crédit : David Drevet Photographie.

Photographies du ciel (et du sol) prises par David Drevet depuis le sommet des Monts du Forez, 10 secondes avant l’apparition du bolide… et pendant le bolide ! Crédit : David Drevet Photographie.

Ce sont pour l’instant près de 100 rapports d’observation qui ont été envoyé à l’International Meteor Organisation (IMO, imo.net) depuis samedi soir (depuis l’Ain (01), l’Allier (03), les Alpes-de-Haute-Provence (04), l’Ardèche (07), l’Aude (11), l’Aveyron (12), la Charente-Maritime (17), le Cher (18), la Côte-d’Or (21), le Doubs (25), la Drôme (26), le Gard (30), l’Hérault (34), l’Indre (36), l’Indre-et-Loire (37), l’Isère (38), le Jura (39), la Loire (42), la Haute-Loire (43), la Loire-Atlantique (44), le Lot (46), le Lot-et-Garonne (47), la Nièvre (58), le Puy-de-Dôme (63), le Bas-Rhin (67), le Rhône (69), la Saône-et-Loire (71), la Savoie (73), la Haute-Savoie (74), la Seine-et-Marne (77), le Vaucluse (84), la Vendée (85), la Vienne (86), la Haute-Vienne (87), les Vosges (88), l’Yonne (89) et la Suisse) !

Carte des 94 témoins ayant envoyé un rapport d’observation à l’IMO (au 18/08/2016, 13h10). Crédit: IMO, imo.net.

D’après les calculs réalisés par Tioga Gulon à partir des nombreuses photos et vidéos de l’événement, la trajectoire lumineuse du bolide et ses caractéristiques physiques ont pu être déterminées avec relativement de précisions. Lors de son entrée dans l’atmosphère, le météoroïde à l’origine du bolide avait une vitesse relative d’entrée très lente, proche de 13-14 km/s (proche du minimum possible pour un météoroïde), et un angle d’entrée d’environ 70° avec l’horizontale. La magnitude minimale atteinte devait être inférieure à -10, et probablement proche de -12. La trajectoire lumineuse du bolide avait une longueur d’environ 67 km, exclusivement localisée au-dessus du département de la Loire (42). Sa durée d’environ 5 secondes est donc cohérente avec la vitesse estimée précédemment (~ 13 km/s). Le bolide est devenu lumineux à 83 km d’altitude, 15 km à l’Est de la ville de Thiers, à la verticale du point de coordonnées (lat. ~ 45° 50′ 10″ N ; lon. ~ 003° 44′ 30″ E). Il s’est ensuite dirigé, en plongeant avec un angle de 70°, vers l’azimut 77°, pour une fin de trajectoire à 20 km d’altitude environ à la verticale du point projeté de coordonnées (lat. ~ 45° 53′ 00″ N ; lon. ~ 004° 01′ 50″ E).

Trajectoire atmosphérique du météoroïde (ainsi que la projection de cette trajectoire au sol) ayant donné naissance au bolide du 6 août 2016, 22h 07m TU. Calculs réalisés par Tioga Gulon et le réseau suisse FMA.

Trajectoire atmosphérique du météoroïde (ainsi que la projection de cette trajectoire au sol) ayant donné naissance au bolide du 6 août 2016, 22h 07m TU. Calculs réalisés par Tioga Gulon et le réseau suisse FMA.

Les calculs confirment donc bien le fait, contrairement à ce qui peut être lu sur certains sites, que ce météore n’est pas membre de la pluie d’étoiles filantes des Perséides (les célèbres étoiles filantes de mi-août, voir ici), mais son radiant semble plutôt localisé aux alentours des coordonnées célestes (AD ~ 17h 20′ ; D ~ 37°), soit à la limite entre les constellations de la Lyre et d’Hercule.

Photographie, prise par Kévin Bernardot depuis Lachamp-Raphaël (Ardèche), du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU. Crédit : Kévin Bernardot. Infos techniques : Canon 5D, Sigma 8 mm, f/d =3.5. Pose de 1 min à 1 600 iso.

Photographie, prise par Kévin Bernardot depuis Lachamp-Raphaël (Ardèche), du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU. Crédit : Kévin Bernardot. Infos techniques : Canon 5D, Sigma 8 mm, f/d =3.5. Pose de 1 min à 1 600 iso.

 

Photographie, prise par Koen Miskotte depuis Revest-du-Bion (Alpes-de-Haute-Provence), du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU. Crédit : Koen Miskotte. Infos techniques : Canon 6D, Canon EF 8-15 mm F 4,0 zoom fish eye. Pose de 29s à 2 000 iso.

Photographie, prise par Koen Miskotte depuis Revest-du-Bion (Alpes-de-Haute-Provence), du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU. Crédit : Koen Miskotte. Infos techniques : Canon 6D, Canon EF 8-15 mm F 4,0 zoom fish eye. Pose de 29s à 2 000 iso.

 

Photographie, prise par Sebastian Klimowicz depuis Ormesson (Seine-et-Marne), du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU. Crédit : Sebastian Klimowicz. Infos techniques : Nikon D3500, F = 12 mm, f/d =2.8. Pose de 30 s à 3 200 iso.

Photographie, prise par Sebastian Klimowicz depuis Ormesson (Seine-et-Marne), du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU. Crédit : Sebastian Klimowicz. Infos techniques : Nikon D5300, F = 12 mm, f/d =2.8. Pose de 30 s à 3 200 iso.

 

Photographie, prise par David Duret depuis Mailly-le-Château (Yonne), du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU. Crédit : David Duret. Infos techniques : t = 13 s, f/d = 4.5, f = 24 mm, 6 400 ISO.

Photographie, prise par David Duret depuis Mailly-le-Château (Yonne), du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU. Crédit : David Duret. Infos techniques : t = 13 s, f/d = 4.5, f = 24 mm, 6 400 ISO.

Photographie, prise par Floriane Meric depuis Luz Ardiden (Hautes-Pyrénées), du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU. Crédit : Floriane Méric. Infos techniques : Canon EOS 70D, Tamron 14mm, 1600 iso, pose de 25s.

Photographie, prise par Floriane Méric depuis Luz Ardiden (Hautes-Pyrénées), du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU. Crédit : Floriane Méric. Infos techniques : Canon EOS 70D, Tamron 14mm, 1600 iso, pose de 25s.

 

Mosaïque d'images du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU, prises par les caméras du réseau FRIPON. Crédit : FRIPON.

Mosaïque d’images du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU, prises par les caméras du réseau FRIPON. Crédit : FRIPON.

 

Iimages du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU, prises par la caméra de Saint-Véran du réseau FRIPON. Crédit : FRIPON.

Image du bolide du 6 août 2016, 22h08 TU, prises par la caméra de Saint-Véran du réseau FRIPON. Crédit : FRIPON.

 

Echo radio sur la traînée ionisée du bolide du 6 août, 22h08 TU, enregistré par la station d'Orsay du réseau FRIPON. Crédit : FRIPON.

Echo radio sur la traînée ionisée du bolide du 6 août, 22h08 TU, enregistré par la station d’Orsay du réseau FRIPON. Crédit : FRIPON.

 

Echo radio sur la traînée ionisée du bolide du 6 août, 22h08 TU, enregsitré par Jacques Molné, depuis sa station de Montvalent (Lot). Crédit : Jacques Molné.

Echo radio sur la traînée ionisée du bolide du 6 août, 22h08 TU, enregistré par Jacques Molné, depuis sa station de Montvalent (Lot). Crédit : Jacques Molné.

Bons ciels à tous, en attendant, pour les Perséides (maxima prévus dans la nuit du 11 au 12 août) !

Quelques informations complémentaires glanées sur Internet à ce sujet :

 

(*) un bolide est un météore (synonyme d’étoile filante) très lumineux (plus brillant que la planète la plus brillante du ciel, donc Vénus, de magnitude d’environ -4)

(**) en été, en France, le Temps Universel (TU) correspond à l’heure locale (HL) à laquelle on retranche 2 heures. Attention, donc ! Le bolide, observé le 7 août à 00h08 HL, a eu lieu, en TU, le 6 août à 22h08. Mais il s’agit bel et bien du même objet, même si la date semble différente !

(***) un météoroïde est une petite particule rocheuse ou métallique (originaire d’une comète, d’un astéroïde, ou un lointain résidu de la formation du Système solaire) de quelques millimètres ou dizièmes de millimètres de diamètre qui voyage dans l’espace interplanétaire. En pénétrant dans l’atmosphère, ce météoroïde va entraîner l’apparition d’un trait lumineux : le météore (plus communément appelé « étoile filante »). Enfin, si le météoroïde est suffisamment massif, on peut imaginer retrouver au sol des résidus qui ont survécus à l’entrée atmosphériques. Ce sont les météorites.

Quelques autres images du bolide :

Le bolide du 6 août 2016, filmé par Tioga Gulon avec sa station vidéo à Cérilly (Allier). Crédit : Tioga Gulon.

Le bolide du 6 août 2016, filmé par Tioga Gulon avec sa station vidéo à Cérilly (Allier). Crédit : Tioga Gulon.

Le bolide du 6 août 2016, filmé par Tioga Gulon avec sa station vidéo à Fléville (Meurthe-et-Moselle). Le bolide apparaît dans la partie en bas à droite de l'image, très déformé car dans les bords du champ de la caméra. Crédit : Tioga Gulon.

Le bolide du 6 août 2016, filmé par Tioga Gulon avec sa station vidéo à Fléville (Meurthe-et-Moselle). Le bolide apparaît dans la partie en bas à droite de l’image, très déformé car dans les bords du champ de la caméra. Crédit : Tioga Gulon.

Le bolide du 6 août 2016, filmé depuis Val Terbi par les Suisses (Jonas Schenker, Stefan Meister et Roger Spinner) du réseau FMA (ogvt.org) avec leur station vidéo VT5. Crédit : Sternwarte Schafmatt : Jonas Schenker, FMA Sternwarte Bülach: Stefan Meister, FMA ogvt.org Montsevelier, Val Terbi : Roger Spinner, FMA.

Le bolide du 6 août 2016, filmé depuis Val Terbi par les Suisses (Jonas Schenker, Stefan Meister et Roger Spinner) du réseau FMA (ogvt.org) avec leur station vidéo VT5. Crédits : Sternwarte Schafmatt : Jonas Schenker, FMA ; Sternwarte Bülach: Stefan Meister, FMA ; Montsevelier, Val Terbi : Roger Spinner, FMA.

 

Dernière mise à jour : 28/09/2016, 11h15

Juil 152015
 

Le 17 juillet est une date qui n’évoque pas forcément grand chose dans l’esprit des astronomes amateurs… Et pourtant ! C’est la date « officielle » (fixée par l’International Meteor Organization (IMO, www.imo.net)) du début de la période d’activité des célèbres Perséides (PER) ! Ces dernières également désignées sous le nom de « larmes de Saint-Laurent » (la Saint-Laurent a lieu le 10 août, donc aux environs du maximum d’activité de la pluie de météores) ont été largement popularisées par les fameuses « Nuits des Etoiles » et le retour, au début des années 1990, par le retour au périhélie de la comète à l’origine des Perséides, 109P/Swift-Tuttle. Car en décembre 1992, cette dernière est venue rendre visite à notre étoile et donc à notre petite planète, événement qui n’a lieu que tous les 133 ans environ (le prochain est prévu en juillet 2126). Ce retour dans le voisinage du Soleil a ainsi été associé, pendant une vingtaine d’années (de 1988 à 2007), à l’apparition d’un maximum d’activité supplémentaire dont l’activité a dépassé des ZHR* de 200 entre 1991 et 1994 ! De quoi garder les curieux en éveil au cours des chaudes nuits d’été !

Depuis, la pluie météorique des Perséides est retombée à des taux d’activité plus classiques, mais cependant assez forts (au cours de son histoire récente, il semble que le ZHR, hors sursaut, ait varié de 30 à 150), puisque le ZHR lors du pic principal est d’environ 100. Ce qui classe donc les Perséides dans les trois pluies d’étoiles filantes régulières les plus actives de l’année (après les Géminides (ZHR = 120, en décembre) et les Quadrantides (ZHR entre 80 et 150, en janvier)).

L’activité des Perséides débute donc officiellement cette nuit. De toutes les pluies de météores, les Perséides font partie de celles qui ont la plus longue période d’activité : cette dernière s’étale du 17 juillet au 24 août, soit presque 40 jours (ou nuits, tout dépend du point de vue) ! Une telle période d’activité témoigne de la très grande ancienneté de cette pluie dont les premières observations remontent à l’an 36, où elle fut mentionnée dans des écrits chinois. Car elle implique une très grande dispersion des météoroïdes*** libérés du noyau cométaire de 109P/Swift-Tuttle. Dispersion qui n’est possible que si l’on imagine que les poussières rencontrées peuvent avoir été éjectées il y a plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’années avant de pénétrer dans l’atmopshère terrestre ! L’avantage de cet âge avancé des Perséides, c’est que le maximum est également très étalé dans le temps. Si pour des sursauts d’activité très intenses associés à des poussières fraichement éjectées d’une comète, le pic ne dure parfois que quelques dizaines de minutes, pour les Perséides, la nuit du maximum principal est entouré de plusieurs nuits (avant et après le pic) pendant lesquelles les ZHRs dépassent largement 50 !

Cette année, le maximum d’activité des Perséides est prévu le 13 août, entre 06h30 et 09h00 TU. Ce qui est très favorable aux observateurs européens (ou québécois) ! En effet, le radiant* des Perséides est localisé, comme son nom l’indique, dans la constellation de Persée. Et un rapide coup d’oeil à une carte du ciel confirmeront vos doutes naissants : en début de nuit, le radiant est très bas sur l’horizon… Contrairement à une idée reçue (ou plutôt, à une facilité d’observation, car il est plus facile d’observer après un barbecue sur la plage que de se réveiller à 3h du matin, même en vacances), les Perséides sont bien plus nombreuses dans le ciel en fin de nuit, puisqu’à activité égale, le nombre de Perséides réellement observé est quatre fois plus important en fin de nuit qu’en début de soirée. Les Perséides sont donc une pluie de météores de lève-tôt. Et qui devrait révéler toute leur splendeur à ceux qui seront éveillés en fin de nuit du 12 au 13 août, puisque le maximum est prévu en début de matinée, donc quelques heures seulement après que le radiant soit au zénith sous nos latitudes. Les quelques heures avant le crépuscule nautique devrait donc délivrer leur lot d’étoiles filantes… et de voeux !

Carte de position du radiant des Perséides et sa dérive sur la voûte céleste. Crédits : IMO

Carte de position du radiant des Perséides et sa dérive sur la voûte céleste. Crédits : IMO

Pour couronner le tout, cette année, un deuxième phénomène pourrait augmenter avec des proportions plus ou moins importantes l’activité des Perséides. D’après les prévisions de Jérémie Vaubaillon et de l’IMCCE/CINES, le 12 août, vers 18h39 TU, la Terre devrait passer à proximité d’un tore de météoroïdes libérés de la comète Swift-Tuttle en 1862. Ce qui pourrait faire augmenter l’activité observable des Perséides dans des proportions inconnues (cet événement peut passer complètement inaperçu, comme il peut également être faiblement ou largement perceptible). A cet horaire, il fera jour au-dessus de l’Europe, mais la nuit sera en passe de tomber. Il sera alors temps, même si les conditions d’observations ne seront pas parfaites (radiant bas sur l’horizon) de lever les yeux vers le ciel, au cas où… Dans tous les cas, même si l’activité n’augmente pas significativement, quelques jolis météores devraient régaler les observateurs !

Carte de la position théorique des météoroïdes issus de la comète 109P/Swift-Tuttle par rapport à la Terre en 2015. On voit que notre planète va passer à proximité d'une zone légèrement plus dense en particules, sans réellement la pénétrer, ce ui peut donner naissance à une augmentation d'activité le 12 août, vers 18h39 TU. Crédits : IMCCE/CINES.

Carte de la position théorique des météoroïdes issus de la comète 109P/Swift-Tuttle par rapport à la Terre en 2015. On voit que notre planète va passer à proximité d’une zone légèrement plus dense en particules, sans réellement la pénétrer, ce ui peut donner naissance à une augmentation d’activité le 12 août, vers 18h39 TU. Crédits : IMCCE/CINES.

Il reste donc quelques semaines avant que le pic d’activité ne soit observable. Cependant, les personnes les plus motivées peuvent dès à présent commencer à surveiller les Perséides ! Même si actuellement, leur nombre est très faible (le nombre observable par heure se comptera sur les doigts d’une main jusqu’à début août), c’est une expérience très intéressante pour se rendre compte de l’évolution avec le temps de l’intensité de la pluie de météores, et appréhender réellement les variations de densité du nuage de météoroïdes traversé. D’autant que la courbe n’est pas symétrique ! Si la montée en puissance des Perséides est longue et impressionnante (30 jours), la chute elle, est extrêmement rapide (10 jours) !

Si vous avez des questions à ce sujet, n’hésitez pas ! Il reste 30 jours pour y répondre avant le pic…

Bons ciels et bonnes observations à tous !

 

Lexique

* ZHR : Zenithal Hourly Rate, soit le nombre de météores issus d’une même source (ici les Perséides) qu’un observateur peut voir en une heure sous des conditions idéales : radiant au zénith et ciel noir (magnitude limite de +6.5). Le nombre de météores effectivement observé est très généralement moindre.

** Radiant : zone du ciel d’où, par effet de perspective, tous les météores issus d’une même source semblent provenir. Le nom du radiant est généralement associé au nom de la constellation dans laquelle il est localisé. Le radiant des Perséides est ainsi localisé dans la constellation de Persée, à côté du célèbre W de Cassiopée.

*** Météoroïde : petite particules métallique ou rocheuse de quelques micromètres à quelques centimètres de diamètre qui voyage dans l’espace interplanétaire. S’il est amené à pénétrer dans l’atmosphère terrestre, il donnera naissance à un phénomène lumineux : le météore. Et si son volume et sa consistance sont relativement importants, il peut en subsister des parties qui peuvent atteindre le sol : les météorites.